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LA LOUVIERE

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Nom /  Prénom Position Né le Nationalité
Gardiens
24 Cordier Michaël gardien 27/03/1984 Belge
22 Daniel Benoît gardien 19/08/1986 Belge
1 Proto Silvio gardien 23/05/1983 Belge
Défenseurs
14 Blay George défenseur 07/08/1980 Ghanéen
8 Brahami Mohammed Fadel défenseur 27/06/1978 Français
21 Clamy Marc défenseur 26/04/1985 Français
19 Daineche Nasser défenseur   Algérien
26 Durieux Quantin défenseur 20/01/1985 Belge
3 Guilmot Olivier défenseur 12/07/1979 Belge
5 Klukowski Michaël défenseur 27/05/1981 Canadien
18 Toyes Geoffray défenseur 18/08/1973 Français
7 Vervalle Yannick défenseur 03/06/1981 Belge
4 Zambernardi Yannick défenseur 03/09/1977 Français
Milieux
2 Assou-Ekotto Mathieu milieu 08/04/1978 Français
15 Campi Grégory milieu 24/02/1976 Français
6 Camus Daniel milieu 21/10/1971 Belge
12 Espartero Mario milieu 17/01/1978 Français
17 Hasni Yessine milieu 04/07/1987 Belge
16 Pinelli Julien milieu 27/01/1987 Belge
10 Rogerio De Oliveira Benjamin milieu 26/06/1978 Brésilien
13 Van Handenhoven Gunter milieu 16/12/1978 Belge
Attaquants
11 Baynon Rony attaquant 21/06/1987 Belge
23 Djebbour Rafik Zoheir attaquant 08/03/1984 Français
20 Ishiaku Manaseh attaquant 09/01/1983 Nigérian
25 Maton Mathieu attaquant 19/01/1981 Français
9 Murcy Michaël attaquant 18/09/1979 Français

HISTORIQUE  DU   CLUB

1) Les origines

· Les premiers pas ( 1906-1910).

En avril 1906, de jeunes louviérois décident de fonder un club sous le nom d’Union Sportive Louviéroise. Dès 1907, des championnats régionaux sont organisés par un Comité Régional Hainaut-Namur. L’U.S.L. s’y affilie. Elle termine directement 2ème du championnat 1907-1908 derrière le Cercle Sportif de Mons. La saison suivante, l’Union Sportive Louviéroise s’installe sur un nouveau terrain situé près des Ecoles Communales de Houdeng-Goegnies. Mais dès décembre 1907, un nouveau club voit le jour sous le nom de Central Sportif Club ( ou Centrale Sportive), sous la tutelle d’Hector Wallon. Lors d’une rencontre entre les deux clubs, le C.S.C l’emporte par 7 buts à 2. Comme l’U.S.L, ce club ne possède pas de terrain fixe. Ce problème sera résolu pour la saison 1909-1910 pour laquelle il devient locataire du Vélodrome de La Louvière et participe, pour la première fois, au championnat officiel régional. De son côté, l’U.S.L. connaît quelques problèmes qui l’obligent à déclarer forfait.

· Le Football Club Louviérois (1910-1912).

Début 1910 apparaît le Football Club Louviérois qui regroupe, apparemment, les deux clubs précédemment cités. Il se produira au Vélodrome mais connaîtra assez rapidement des problèmes structurels.

· La création de l’Association Athlétique Louviéroise (1913-1914).

Une nouvelle entité est fondée le 26 janvier 1913 au cours d’une réunion à la place Maugrétout : l’Association Athlétique Louviéroise. Pour la saison 1913-1914, elle s’engage dans le championnat du Hainaut qu’elle terminera d’emblée à la première place. Elle s’affilie alors à l’Union Belge et reçoit le matricule 93. Les couleurs « vert et blanc » sont adoptées, raies verticales et culotte blanche. Le 4 août 1914, la première guerre mondiale éclate. Que deviendra l’A.A.L ?

· Une reprise difficile (1919-1921).

Dès l’Armistice signée, le microbe du football regagne vite du terrain. Malheureusement, après quelques rencontres contre des clubs anglais, l’A.A.Louviéroise ne trouve plus de terrain disponible. Le club est au bord du gouffre. Le Vélodrome louviérois ne répond pas aux critères requis afin d’accueillir des rencontres de championnat. Cependant, entraînements et autres rencontres amicales peuvent s’y dérouler. Nous sommes en 1921 et c’est à cette époque qu’apparaît pour la première fois le nom de LOUPS dans le microcosme du ballon rond.

2) Les débuts de la Royale Association Athlétique Louviéroise

Un événement marque cette année 1937. En effet, cela fait 25 ans que l’Association Athlétique Louviéroise a vu le jour. En cet honneur, elle se voit attribuer le titre de Royale. Pour sa première saison à l’échelon promotionnaire, la Royale Association Athlétique Louviéroise réussit à se maintenir en accrochant une prometteuse 6ème place.

3) En Division 1 (1975-1978)

L’objectif au commencement de cette saison est évidemment le maintien. Il y aura trois descendants au terme du championnat et éviter l’un de ces sièges basculants est primordial. De bons transferts semblent avoir été réalisés et l’équipa paraît bien balancée. Le début de championnat sera particulièrement difficile car toutes les grosses cylindrées du royaume sont au menu. Après la défaite initiale face à l’Antwerp sur le score de 1 à 0, la R.A.A.L forcera Anderlecht au partage avant d’aller chercher un point à Ostende et au Sporting de Charleroi. Le début est prometteur. Le Standard vint ensuite et les loups perdent imméritoirement par 1-0. La première victoire de la Royale Association Athlétique Louviéroise en D1 sera acquise contre Beringen lors de la 8ème journée. Jef Jurion passe alors entraîneur alors que Jean Cornelis s’occupera de la direction technique. De bons résultas suivent ce changement et J. Cornelis quitte définitivement le club. La Louvière semble en mesure d’assurer son maintien. Un petit passage à vide replonge le club dans le doute mais de bons résultats contre les concurrents directs et une victoire sur le champion en titre, le R.W.D.M, permettront à la R.A.A.L de redresser la tête et de s’éloigner de la zone rouge. A trois matchs de la fin, un nul à Anderlecht permet de porter à 3 le nombre de points d’avance sur le premier descendant, le Sporting de Charleroi. Celui-ci est notre prochain adversaire. Un match nul entérine définitivement notre maintien et La Louvière termine le championnat en apothéose avec une victoire à l’Antwerp. Elle termine le championnat avec 30 points, 7 victoires, 13 défaites et 16 nuls. Par la même occasion, elle devient le premier club du Hainaut. Hélas, tous les efforts seront anéantis à la suite d’une tentative de corruption de Jurion, l’entraîneur de l’équipe première. La R.A.A.L est rétrogradée en D2 et devra payer une lourde amende.

Malgré ce coup du sort, le club ne laisse pas tomber les bras et l’objectif est de remonter au plus vite vers les sommets du football belge. Et le championnat 1976-1977 se terminer par une nouvelle accession à la division 1. Comme lors de la première montée, c’est via le tour final (3ème participation et 3ème montée) que les loups réussissent cet exploit. Le dernier match les voit affronter Eisden et ils ne leur laissent aucune chance en les atomisant 3-0. Le purgatoire a été réduit à sa plus simple _expression. La R.A.A.L va donc vivre sa seconde saison parmi l’élite. On espère qu’elle se terminera mieux que la première. Le club terminera le championnat à la 15ème place, ce qui est suffisant pour leur assurer le maintien. Ce ne fut pas un championnat mené en grande pompe mais l’essentiel était acquis. Malheureusement, les loups ne tiendront au plus haut échelon qu’une année de plus que la dernière fois. En effet, la saison 1978-1979 les verra se positionner à la 17ème et avant dernière place en fin du championnat et ils sont donc relégués en D2.

4) De la descente aux enfers à la résurrection(1979-1994)

C’est donc la division qui est au rendez-vous de la campagne 1979-1980 des loups. Et pendant les quatre premières saisons à cet échelon, les loups flirteront plus souvent qu’à leur tour avec la division 3 qu’avec un retour au sein de l’élite. Terminant successivement aux 14ème, 9ème, 12ème et 8ème place. La R.A.A.L stagne tantôt en milieu de classement tantôt au fond de celui-ci. Alors que cela faisait une dizaine d’années qu’elle était en constante progression, elle se retrouve désormais dans l’anonymat. Et la campagne 1983-1984 n’arrangera rien. Au terme de celle-ci, le club redescendra encore d’un cran pour se retrouver en division 3. Le club va alors traverser une crise énorme à tous les niveaux et rongera son frein pendant 10 ans à ce niveau. Le club est au plus mal tant sportivement que financièrement. Des changements s’imposent et Christian Leroy accède à la présidence. L’objectif est de remonter au plus vite afin de relancer la machine vers le haut. Le club connaît alors un début de championnat de rêve ponctué par un 18/20 des plus encourageants. Mais, en fin de championnat, un goût extrêmement amer reste en travers des gorges louviéroises. Ils échouent à la 3ème place et Mons monte « par hasard ». A ce moment, on se dit que ce n’est que partie remise mais il faudra vite déchanter. Malgré de nombreux achats (Gibson, Thissen, Horion,…), ils ne pourront rien contre Ekeren et termineront le championnat à une modeste 6ème place.

C’est l’époque où les Flamands semblent prendre largement le dessus sur les Wallons et l’hégémonie au niveau de la D3 est impressionnante. Pour la saison 1986-1987, c’est Eeklo qui va remporter la palme et accéder à l’étage supérieur. Les loups, après un début de championnat raté, remonteront doucement mais sûrement au classement. Ils échoueront à la 2ème place lors de la dernière journée. Dommage !

C’est ensuite que le véritable calvaire va commencer. Alors que la R.A.A.L avait failli réintégrer la D2, elle va continuellement régresser. La campagne 1987-1988 sera plus que moyenne. 13 points à la fin du premier tour et 30 au terme du championnat. Une 8ème place (rappelons qu’à l’époque, la victoire ne rapportait que deux points) pas très encourageante. La campagne suivante verra l’arrivée, à la tête de la destinée sportive des loups, de Casimir Jagiello en lieu et place du duo R. Van Bever et E. De Bolle. Mais cela ne provoquera pas vraiment d’électrochoc. La R.A.A.L fait un championnat comparable au précédent qu’elle clôturera d’ailleurs à la même place et avec le même nombre de points. Et le reste ne sera pas plus flamboyant. En effet, lors du championnat 1989-1990, La Louvière ne se sauvera que lors de l’ultime journée à Wetteren alors qu’Harelbeke sera champion cette année-là. L’hégémonie flamande se poursuit.

Un fait marquant se produira lors de la saison 1990-1991 : l’arrivée de Filippo Gaone à la présidence du club de la cité de la louve. Il succède à Pietro Palmeri. Alex Horvath débarque à la tête de l’équipe et après un début calamiteux, la R.A.A.L s’en sort finalement en bouclant le championnat par un 10/16. Ils terminent à la 13ème place. On est passé tout près de la promotion. La suite ne pouvait être que meilleure. Mouscron mettra fait à la suprématie flamande en D3 en gagnant le droit d’évoluer une division plus haut. Est-ce que l’arrivée du sieur Gaone permettra a La Louvière de retrouver son rang ? Nous allons être très vite fixés. La campagne 1991-1992 verra le licenciement d’Alex Horvath qui est remplacé par S. Silvagni. Le club termine difficilement le championnat mais une amélioration est néanmoins perceptible.
1992-1993 : après 7 matchs, Casimir Jagiello est appelé à la rescousse. Les loups redressent la tête et réintègrent la première partie de tableau. Ils termineront à la 5ème place. ON entrevoit de nouveau des lendemains enchanteurs. A tel point que pour la saison suivante, la R.A.A.L est placée parmi les outsiders de la série. Et elle fera plus qu’honneur à ce statut. En effet, La Louvière aligne d’emblée une série de 20 matchs sans défaites ponctuée de 9 victoires et de 11 matchs nuls. A la suite de cette série, ils occupent tout naturellement la tête de la division. Au soir de la 23ème journée, nous serons rattrapés par Denderleeuw mais rien n’est cependant perdu. Il reste 7 matchs pour aller cueillir la montée vers la D2 qui se refusait depuis 10 années à la R.A.A.L. 5 matchs menés tambour battant amènent le club avec 4 points d’avance sur Denderleeuw avant de recevoir les francs-borains et de se déplacer à Roulers. Le premier match suffit pour enlever le titre tant attendu. La R.A.A.L remonte enfin en D2.

5) Dans la préparation de l’élite (1994-2000)

Les loups se stabiliseront vite en D2. En effet, ils boucleront leurs quatre premières campagnes aux 7ème, 9ème, 10ème et 11ème place. Ce sont des résultats encourageants prouvant que la R.A.A.L a sa place à ce niveau mais le club vise encore plus haut. Il va donc tenter de se donner les moyens de rejoindre l’élite et engage, au début de la saison 1998-1999, Marc Grosjean. Le club et son entraîneur se donnent 3 ans pour atteindre l’élite et il n’en faudra que deux. Sous sa houlette, les loups terminent 4ème du championnat ce qui leur permet de prendre part au tour final et d’envisager la montée jusqu’au bout. Ils boucleront celui-ci 3ème et n’accéderont pas à l’élite mais ce n’est, sans aucun doute, que partie remise. Un match mémorable aura marqué cette campagne : La Louvière-Standard du 17 octobre 1998 en coupe de Belgique. Plus de 10000 fans avaient rallié le Tivoli pour cette affiche et les loups proposèrent un spectacle grandiose. 3-3 à l’issue du temps réglementaire, 4-4 à la fin des prolongations et le Standard qui émerge aux penalties. Un match incroyable, plein de rebondissements et une ambiance incomparable.

En effet, la seconde saison de l’ère Grosjean permettra à la R.A.A.L de remonter à l’issue du tour final. Après avoir terminé 3ème à l’issue de la saison régulière, les loups commencent le tour final sur les chapeaux de roues. Une victoire 2-0 contre Ingelmunster suivi d’un succès à Turnhout dans un stade où les supporters louviérois mirent une ambiance mémorable. Ce 6/6 fait naître les plus beaux espoirs. On ne voit ce qui pourrait empêcher les loups de le gagner. Et ils continuent sur leur lancée : victoire à Ingelmunster et succès sur Turnhout 1-0. Le titre est fêté dès le 4ème match de ce tour final. La Louvière était au-dessus du lot et elle revient en D1, 25 ans après la première fois. Une grande fête suivra ce sacre. Tous les joueurs défileront sur un char dans les rues de La Louvière : le bonheur est total.

6) Le séjour en Division 1 (2000- ????)

Pour la saison de leur retour parmi l’élite, on ne peut pas dire que les loups connurent des débuts brillants. Ils entament le championnat par un match nul 0-0 contre Lokeren, sans convaincre. Sur l’ensemble du premier tour, la R.A.A.L ne remportera qu’un seul match et n’engrangera que 9 petits points. Elle se situe alors en avant-dernière position. Le seul exploit que réalisèrent les loups durant cette période provient de la coupe de Belgique où ils réussissent la gageure d’éliminer le Club de Bruges par 2 à 1. A l’issue de la 20ème journée qui voit les loups perdrent par 0-2 contre Harelbeke, le club se sépare de Marc Grosjean, le coach à succès de la R.A.A.L. Il est remplacé par Daniel Leclercq, figure emblématique du football hexagonal et qui avait conduit Lens au titre de champion de France 3 ans auparavant. Sous sa conduite, les loups effectuent une remontée exceptionnelle : 5 victoires, 5 nuls et 2 défaites. Les loups se sauvent en allant chercher un point sur le terrain de Gand lors de la 33ème journée. Ce match sera suivi d’une grande fête dans les vestiaires dès le retour au stade du Tivoli.

Pour leur deuxième saison consécutive parmi l’élite, les loups commencent encore plus mal leur championnat que le précédent. Pourtant, nombre de supporters, sous le charme du « druide » Daniel Leclercq, entrevoyait un superbe championnat. Un seul petit point sera marqué au cours des 7 premières joutes. Au terme de cette 7ème journée qui aura vu les loups se déplacer à Gand, Leclercq est limogé et remplacé par Ariel Jacobs, ancien entraîneur du R.W.D.M et qui fut longtemps au service de la fédération Belge de football. Les premiers matchs sous la direction du nouvel entraîneur marquent une amélioration mais cela n’est pas exceptionnel. Un match nul contre Lommel sera suivi d’une défaite à Charleroi. Ensuite, la R.A.A.L parviendra à battre le Standard au Tivoli 3-1, c’est une superbe victoire. Par la suite, le club enchaînera les bons résultats à domicile mais les matchs away ne rapporteront de points qu’à partir de la 16ème journée. A la mi-championnat, La Louvière est 17ème avec 14 points. Petit à petit, le club remonte au classement. La trilogie de derby contre Charleroi, le Standard et le R.W.D.M se soldera par un remarquable 9/9 qui permit aux loups de se dégager largement de la zone rouge. Une fin de championnat plus qu’honorable leur permettra d’atteindre la 11ème place finale, devant Charleroi. C’est le meilleur classement jamais atteint par les loups. Et une autre grande première aura eu lieu au cours de cette saison : les loups ont atteint pour la première fois de leur histoire les quarts de finale de la coupe de Belgique où ils furent sortis par Lokeren sur le score de 0-2. Dorénavant, les loups sont prêts à s’implanter définitivement en D1. Durant l’entre saison, la R.A.A.L embrigade une kyrielle de nouveaux joueurs, tous plus jeunes les uns que les autres. Mais avec les Tilmant, Haydock, Olivieri et autres Siquet, ils semblent bien entourés.

7) La saison historique (2002-2003)

A l'aube de la campagne qui s'annonce, de nombreuses inquiétudes pointent à l'horizon. Le noyau semble le plus talentueux depuis la remontée en D1 mais aussi le plus jeune et le moins expérimenté. De nombreux nouveaux joueurs arrivent et c'est l'inconnue. Lors de la première journée, les loups sont battus au tivoli sur le score de 1-2 par le Club de Bruges. Après 5 journées, les loups ne comptent que 3 points sur 15. Comme d'habitude, le début du championnat n'est pas le point fort des loups. Au prix d'une belle fin de premier tour, les loups boucleront le premier tour avec 20 points. Le maintien est en très bonne voie. Au second tour, le départ fut calamiteux également avec comme seule consolation, la qualification pour les demi-finales de la Coupe de Belgique au détriment du standard. Défait 3-1 à Sclessin, les loups dompteront les rouches 2-0 au Tivoli et accèdent pour la première fois de leur histoire aux demi-finale de la Coupe de Belgique. L'exploit ne s'arrêtera pas là. Pour en revenir au championnat, deux clubs de D1 connaîtront de très gros problème: le FC Malines et le SK Lommel. Le premier club devra joué tout le 2ème tour avec des jeunes après la mise en faillite et le deuxième ne terminera pas le championnat. Lommel perdra tous les points engrangés jusque là. Le maintien est dès lors vite assuré puisque les deux descendants sont connus. pour en rester sur Lommel, c'est l'adversaire des loups en 1/2 finale de la Coupe. Battus 3-2 dans le fond du Limbourg, les loups gagneront 2-0 contre les juniors de Lommel au retour et se qualifieront pour la finale. Quel exploit ! Les Louviérois se mettent à rêver de la Coupe d'Europe.

Mais tout ne fut pas rose cette saison-là. Loin de là. En 2004, il y aura l'instauration de la licence UEFA et, pour l'obtenir, la RAAL devra disposer de 5000 places assises au Tivoli ou ailleurs. Devant l'immobilisme de la ville, Filippo Gaone recherche d'autre solutions et on parle beaucoup de fusion, surtout avec le RAEC Mons, qui a accédé à la D1 nationale un an auparavant. La fusion tombera à l'eau à la dernière seconde avec l'arrivée d'un groupe d'investisseurs louviérois, désirant aider Gaone et la RAAL, si cette dernière reste au tivoli. Néanmoins, le problème du stade n'est pas résolu. En juin 2003, la ville a réussi à débloquer les fonds nécessaires pour la rénovation mais la Région Wallonne doit accorder des subsides et rien n'est encore décidé. Une solution presse. La Louvière terminera le championnat à la 15ème place après qu'on lui ait retiré les 6 points pris contre Lommel suite à la radiation de ce club. Sans cela, elle aurait terminé à la 12ème place. C'est alors que l'apothéose de la saison arrive: la finale de la Coupe de Belgique, au stade Roi Baudouin à Bruxelles contre les limbourgeois de Saint-Trond, 4ème du championnat. Très bien préparé pour cette finale et motivé par le statut d'outsider, les loups ne laisseront aucune chance aux trudonnaires et les battront 3-1, grâce à deux goals de Manaseh Ishiaku et un de Georges Arts. Les 8700 supporters louviérois peuvent exulter et se préparer pour de nouvelles aventures européennes. C'est le plus bel exploit depuis la création
d'un club de football à La Louvière. Les Loups joueront la supercoupe contre le champion en titre, le FC Bruges et, surtout, la Coupe de l'UEFA.

PALMARES

VAINQUEUR DE LA COUPE DE BELGIQUE 2002-2003